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Valérie, décoratrice d'intérieur
A la découverte d'une décoratrice d'intérieur d'expérience

Publié le 12/11/2016 | 3090 vues

source : Valérie Dumas

 

Valérie DUMAS, décoratrice d’intérieur depuis plus de 15 ans, se confie sur ce métier qu’elle aime tant, sur son expérience, et apporte quelques conseils aux futurs décorateurs d’intérieur en devenir.

 

Le métier de décoratrice d’intérieur, une véritable vocation

 

Pour Valérie, la décoration d’intérieur n’est pas un choix mais une vocation. « J’ai toujours eu envie de faire ça, et pour moi c’était normal de me lancer dans la décoration d’intérieur », confie-t-elle avant de dire qu’elle a toujours aimé faire des maisons. « D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dessiner. Ma mère m’a dit qu’alors que les autres enfants dessinaient juste la façade d’une maison avec un arbre à proximité, moi je faisais tomber la façade et je créais déjà des intérieurs ». Alors qu’aujourd’hui le métier de décorateur d’intérieur est parfaitement reconnu, ça n’a pas toujours été le cas, comme elle le souligne : « A l’époque, dans les années 90, lorsque j’ai passé mon bac, tous les métiers artistiques n’étaient pas reconnus. Quand je disais que je voulais être architecte d’intérieur, on me disait que ce n’était pas un métier ».

 

Un parcours riche et épanouissant

 

Pour devenir décoratrice d’intérieur, Valérie est passée par une formation en arts appliqués à Lyon, en section architecture d’intérieure. « A Lyon, je ne pouvais que faire cette formation, ou les beaux-arts », ajoute-t-elle.

Après avoir terminé sa formation en architecture d’intérieur en 1994, Valérie Dumas a travaillé pour de grandes boîtes comme Ikéa et Habitat où elle réalisait les ambiances et les box. « Ces grandes enseignes m’ont permis de découvrir le domaine de la décoration intérieure mais aussi de tout apprendre sur la stratégie commerciale dans la décoration, ce qui est un véritable avantage pour moi car maintenant, quand j’organise des choses pour des professionnels, j’ai toute la stratégie commerciale de la décoration en tête », précise Valérie. Il y a trois ans, elle crée sa société, motivée par le fait que de nombreux clients souhaitaient la rencontrer au sein de ces grandes enseignes. « J’ai eu l’opportunité de me lancer et même si c’est tout récent encore, ça se passe très bien. Je me suis spécialisée dans une démarche écologique et écoresponsable et je sensibilise mes clients, professionnels et particuliers, à celle-ci. Par le biais des revêtements de sol ou de la peinture, je sensibilise les personnes qui viennent me voir à des choix plus sains pour l’environnement et pour eux-mêmes ».

 

Le métier de décorateur d’intérieur en détails

 

Si selon Valérie, il n’est pas possible de décrire une journée type, elle précise tout de même qu’il existe deux grandes lignes de travail qui correspondent aux deux prestations phares qu’elle propose.

 

Dans un premier temps, Valérie a une activité de coaching déco qui passe par l’oral. « Je propose de l’accompagnement, du conseil qui va se limiter à un certain nombre d’heures. Il peut s’agir aussi bien du choix des couleurs des murs que de conseils quant à la disposition des meubles. J’implique totalement les gens dans le changement de leur décoration parce que c’est eux qui vont vivre avec. Je les guide dans les règles de décoration pour obtenir un esthétisme visuel, mais à partir de là, il faut qu’ils comprennent eux-mêmes toutes les idées que je leur apporte. Ils m’aident à bouger le mobilier et ça devient complètement interactif. Souvent, on dit que l’architecture d’intérieure « c’est la psychologie de l’habitat » parce qu’on rentre dans la façon de vivre et dans l’intimité des gens ».

Pour ce type de prestation, Valérie doit se déplacer chez la personne. Une fois rentrée, elle envoie un récapitulatif par écrit et inclut des photos d’accessoires et de meubles qui conviendraient à leur décoration, toujours en fonction du budget qui lui a été soumis.

 

source : Valérie Dumas

 

 

Dans un second temps, Valérie doit travailler sur plan 3D, à partir des informations qui lui ont été données et de ce qu’elle a constaté chez son client. « Dans ce cas, je me déplace chez la personne, je prends toutes les côtes ainsi que des photos, puis je lui envoie par mail les plans d’agencement et des visuels 3D. Dans ce cas, je travaille à la maison. Au fur et à mesure de l’agencement, j’envoie plusieurs possibilités au client qui va pouvoir choisir entre l’une ou l’autre ou les mixer entre elles ».

Si elle cherche toujours à impliquer les personnes pour lesquelles elle travaille dans leurs projets, il n’en est pas de même pour de nombreux décorateurs d’intérieur qui ont tendance à livrer un projet tout fait sous forme de dossier à leurs clients. « Bien sûr, j’ai aussi un dossier, mais j’implique mes clients au fur et à mesure dans leurs projets. En réalité, ils n’ont presque pas besoin du dossier que je leur donne car ils savent déjà tout », précise-t-elle.

 

Lorsqu’elle est en charge de travaux plus lourds que de l’aménagement et qu’il n’est pas nécessaire de toucher au bâti, Valérie fait intervenir ses artisans. En revanche, lorsqu’il faut toucher au bâti, c’est-à-dire abattre un mur porteur par exemple, c’est un architecte DPLG qui prend le relai, ce professionnel étant compétent pour déposer des permis. « Je travaille en partenariat avec un architecte DPLG qui crée des maisons en bois passive et positive. Comme ses clients veulent s’investir dans cette démarche jusqu’au bout, ils travaillent également avec moi », nous confie Valérie.

 

Comme toutes les activités, celle de décorateur d’intérieur ou de coach en décoration présente des avantages et des inconvénients. Pour Valérie, le principal avantage de son métier est de voir le projet auquel elle a pensé prendre forme petit à petit. « On voit ce qu’on a pu imaginer et penser se réaliser sous ses yeux. On passe du rêve à la réalité et c’est ça qui est très plaisant ». L’imagination a toutefois des limites qui dépendent des envies du client : il ne faut pas trop le brusquer pour ne pas l’effrayer. « J’ai travaillé avec des clients qui voulaient une chambre type loft. C’est un projet que j’avais adoré. J’avais imaginé une salle de bain complètement ouverte, mais ils ont pris un peu peur. Quelle que soit la personne, qu’elle accepte de tout changer, ou qu’il s’agisse de quelqu’un de plus frileux, j’arrive toujours à me faire plaisir dans ce que je fais », souligne Valérie.

Quant aux inconvénients du métier, il s’agit principalement de la partie administrative pour elle : « Faire le cahier des charges pour les artisans n’est pas réjouissant. Mais heureusement, j’ai des artisans très sympas qui m’aident à le réaliser car ils savent que je n’aime pas trop faire ça. C’est l’aspect technique, mais même si c’est moins glamour, je le fais avec plaisir aussi ».

 

Quelques années d’activité et de nombreuses anecdotes en tête

 

source : Valérie Dumas

 

Avec de nombreux projets à son actif, Valérie a de nombreuses anecdotes à raconter. Toutefois, le projet qui l’a le plus marquée récemment, n’est pas commun. Elle a en effet été contactée par une journaliste, Caroline Boeglin, qui travaille sur Alsace 20, une chaîne locale, et qui anime une émission de décoration d’intérieur. Valérie a ainsi fait l’objet de plusieurs reportages et a été amenée à concevoir des décorations d’intérieur pour celle-ci. En parallèle de son métier, cette journaliste a développé un concept répondant au nom de « La maison de Caroline » qui est présenté sur des salons de décoration. Il s’agit d’une maison réelle mais éphémère à ossature bois qui comporte une partie habitation et une partie jardin et qui est démontée et remontée à l’occasion de chaque salon. « J’ai réalisé toute la partie intérieure de la décoration. Mon challenge était de mettre en scène 70 artisans et créateurs alsaciens que je ne connaissais pas et qui étaient issus d’univers très différents. Il fallait créer un esthétisme dans chaque pièce avec un fil conducteur et présenter chaque artisan tout en mettant en évidence leurs produits sans qu’ils ne s’empiètent pour autant. Tout le monde était dans une démarche écologique ce qui m’a permis de révéler ma façon de concevoir la décoration d’intérieur, c’est-à-dire par le biais d’une déco écolo-chic qui a l’avantage de mêler l’écologie aux tendances. C’était un véritable challenge pour moi car les créateurs devaient tous pouvoir se présenter et chaque visiteur devait pouvoir s’y projeter. En même temps, je devais respecter toute la partie commerciale car ce projet devait être comme un showroom. C’était un projet très complet et idéal pour moi car j’ai pu toucher le professionnel, le particulier et l’artiste ». Valérie a ainsi apprécié d’avoir carte blanche sur ce projet et a pu bénéficier de la confiance la plus complète de la part des artisans présents. Elle nous a également précisé que « La maison de Caroline » va être présentée au Salon de l’Habitat de Metz en mars 2015.

En souriant, Valérie nous confie également le souvenir d’un projet surprenant : « Un jour, une dame âgée me fait venir dans les toilettes d’un cinéma à Strasbourg. Elle les trouvait super et elle voulait les mêmes chez elle. J’ai travaillé trois mois dans à peine plus d’1 m² ».

 

Quelques conseils pour les futurs décorateurs d’intérieur…

 

Selon Valérie, il est nécessaire de disposer de certaines qualités pour pouvoir être un bon décorateur d’intérieur. En font partie la curiosité et le goût de l’esthétique, mais pas nécessairement celui des tendances. « L’intérêt d’un décorateur n’est pas de suivre les tendances mais de les créer et de toujours avoir une longueur d’avance sur elles », précise-t-elle. L’humilité est également une qualité qui lui semble nécessaire. « Chez les décorateurs d’intérieur, on ne le voit pas très souvent, mais il faut avoir de l’humilité car on n’a pas le droit d’imposer une certaine vision de la décoration à nos clients. On doit au contraire leur permettre de concevoir pour eux le meilleur intérieur, celui qui va leur correspondre. J’ai beaucoup de clients qui me disent qu’ils ont déjà fait appel à des décorateurs qui leur ont imposé des choses. Or il faut avoir un soupçon d’humilité car même si on fait appel à nous pour concevoir un intérieur, il faut que le projet présenté soit cohérent avec la façon de vivre de nos clients et avec ce qu’ils sont », ajoute Valérie.

 

Si avec toutes les émissions de déco qui sont présentes à la télévision, on peut avoir le sentiment que la décoration d’intérieur est facile et que n’importe qui peut le faire, ce n’est pas le cas. Valérie nous explique ainsi qu’il faut respecter des règles de couleur, de volume, de circulation et de lumière naturelle. « Ce sont des choses que l’on apprend, mais pas forcément grâce à des diplômes. On peut très bien réussir dans cette activité sans diplômes, mais il ne faut pas avoir l’impression que c’est facile. Certains ont certes, beaucoup de goût, mais l’inverse existe aussi. C’est un métier qui s’apprend ».

Et à tous ceux qui se destinent au métier de décorateur d’intérieur, Valérie conseille d’être curieux. « Le cerveau ne doit jamais s’arrêter. Il faut toujours être à l’affut de ce qui se fait et connaître les tendances pour pouvoir les dépasser. Il faut avoir envie d’apprendre. Et même le dimanche, lorsqu’on va se promener en ville ou dans un musée, il y a des volumes ou une esthétique de l’urbain ou de la campagne qui va faire tilt en vous. Il y a des formes, des lignes, qui vont vous plaire ou vous interpeler. C’est le cas aussi simplement en regardant une émission ou un film ! Ce sont des idées qu’il faut prendre en permanence et garder dans la tête ». Être à l’écoute des gens et en particulier de ses clients est également une qualité essentielle qu’il faut avoir selon elle : « c’est la chose la plus importante, parce que vous pourriez être le meilleur décorateur du monde, si vous n’êtes pas à l’écoute de votre client, il ne sera jamais satisfait ».

Crédit photos : Déco ê Sens.

 

Jennifer ARNOUX.


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Valérie, Décoratrice d'intérieur
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